Créer son potager

Retrouvez ici les différentes étapes à mettre en oeuvre pour concevoir votre potager. Nous avons mis ces étapes dans l'ordre à suivre. Elles sont organisées comme tel :
Espace - Installation - Entretien - Plantation

Quel espace consacrer aux légumes ? 

Créer un espace spécifique pour les légumes, un vrai potager, n’est pas forcément nécessaire dans l’immédiat. Essayez-vous d’abord à la culture de quelques légumes parmi vos plates-bandes fleuries déjà établies. Outres les herbes aromatiques très présentes aujourd’hui dans les massifs de fleurs, un certain nombre de légumes assez décoratifs peuvent également y trouver leur place sans les déparer. Quelques bettes aux feuilles ou aux cardes colorées, des tomates bien rouges ou dorées formeront par exemple un bel écrin pour vos fleurs. Cela ne vous empêchera pas d’en récolter les feuilles et les fruits le temps venu. Les fraisiers, avec leurs fleurs roses, égayeront les bordures de vos massifs. Un gros potiron accompagnera asters et marguerites d’automne, l’été déclinant. Mais veillez à les installer à portée de main pour que la récolte ne se transforme pas en numéro d’acrobatie !
Si vous souhaitez obtenir une grande production pour nourrir votre famille une partie de l’année, aménagez-vous un endroit réservé aux légumes, un potager. Pour que la culture des légumes ne devienne pas fastidieuse et la production surabondante, adaptez ses dimensions à vos besoins et au temps que vous pouvez y consacrer.
Les travaux et l’entretien de votre potager se répartissent en deux grandes périodes :
-    Le printemps avec le temps des semis en mars-avril et le temps des plantations en mai-juin ;
-    L’automne, en octobre ou en novembre, pour terminer les récoltes et travailler le sol.
Les récoltes et les arrosages sont principalement concentrés en été.

Les bonnes dimensions en fonction de vos besoins.


Vous pouvez très bien aménager votre potager sur une surface moyenne, environ de 80 à 100 m2. Il est difficile d’entretenir un potager plus grand si vous n’êtes pas sur place régulièrement. Cette surface idéale pour un potager de maison de campagne vous permettra déjà d’introduire une belle diversité d’espèces et d’étaler vos récoltes sur toute l’année, même en hiver. Son entretien exigera à peine une demi-journée par semaine au printemps (de mars à mai), voire un peu moins, et un week-end à l’automne.
Vous avez davantage de temps et rêvez de vous régaler de bons légumes frais toute la belle saison ? 50m2 par personne à nourrir vous seront alors nécessaires, soit un potager de 200 m2 pour une famille de 4 personnes. Envisagez au moins une demi-journée d’entretien par semaine, de mars à juin, et un peu d’un week-end à l’automne. Enfin, si vous souhaitez nourrir toute votre famille durant une bonne partie de l’année et confectionner des conserves et des confitures maison, comptez environ 80 m2 par personne à nourrir y compris les enfants, soit environ 350 m2 pour une famille de 4 personnes. Mais sachez qu’il vous faudra du temps et du courage ! Vous devrez en effet consacrer une journée par semaine à votre potager entre mars et juin et 2 à 3 week-ends à l’automne.

Où installer un coin de potager dans son jardin ?


Un emplacement dégagé et bien ensoleillé est le plus propice à la croissance des légumes. Le terrain doit être le plus plat possible afin de retenir les eaux de pluie ou d’arrosage, sur place, auprès des légumes. Evitez la présence d’arbres, sauf en pourtour, et encore, du coté sud, afin que leur ombre ne nuise pas à la croissance des légumes.
Les légumes sont globalement gourmands en eau. Installer le potager à proximité d’un point d’eau (arrivée d’eau dans le cas d’un système d’arrosage intégré ou cuves pour récupérer l’eau de pluie) facilite l’arrosage, indispensable au printemps et en été. Dans le cas contraire, il vous faudra prévoir une longueur de tuyau d’arrosage qui vous permette d’atteindre l’extrémité la plus éloignée de votre potager.

Votre sol est-il propice aux légumes ?


Il est impossible de changer votre sol mais le connaître vous permettra de choisir les espèces les mieux adaptées à sa nature. Observez la terre pour déterminer si votre sol est lourd ou léger.
Si la terre colle aux outils et si le terrain se transforme en gadoue dès qu’il pleut, votre sol est lourd. Il se réchauffe lentement au printemps et devient très dur en été s’il fait sec.
Il est fertile car il retient bien l’eau et les éléments nutritifs. Vous pourrez l’améliorer et l’alléger en apportant compost, fumier décomposé ou tourbe.
Au contraire, si votre sol est léger, le travail de la terre est un plaisir en toute saison, la bêche s’enfonce toute seule et la terre est facile à soulever. L’eau d’arrosage ou de pluie est vite absorbée et la surface de la terre sèche rapidement, devenant poussiéreuse en été. Le sol se réchauffe vite au printemps, mais les plantes y souffrent de la sécheresse en été.
Testez l’acidité de votre terre à l’aide de kits vendus dans les jardineries car certaines espèces poussent avec difficulté dans les terrains acides.

Etape suivante : Installer le potager
 

Avez-vous le droit de créer un potager ?

La question vous semble curieuse ? Pourtant, certains règlements de copropriété dans des lotissements de construction récente sont très stricts concernant ce que vous pouvez planter dans votre jardin. Ils exigent, par exemple, que la parcelle qui vous est confiée soit consacrée uniquement aux cultures ornementales. Quelques plants de tomates, un rang de salades ne vous attireront sûrement pas les foudres de vos voisins. En revanche, mieux vaut relire votre contrat et prendre l’avis des copropriétaires avant de reconvertir l’ensemble en potager.

Et la pollution ?

jardin et pollutionC’est un sujet inévitable lorsque l’on parle de jardins en ville. Installez si possible le potager derrière votre maison par rapport à la rue pour le protéger des poussières polluantes. Sinon, plantez une haie touffue, bien dense à la base et assez haute (environ 2 m) entre la voie de circulation et votre potager.
Ne croyez pas qu’un jardin à la campagne vous protège de toute pollution. Si les champs alentour sont cultivés, sachez que l’épandage des produits de traitement agricoles a tendance à dépasser les limites de propriété, à cause du vent. Pour préserver de cette pollution, bordez votre jardin potager d’une haie touffue du côté des vents dominants.