Juillet au jardin potager

Que faire en Juillet au jardin potager?

Semer en pleine terre les chicorées, frisées et scaroles (pour récolte d’automne). Ainsi que les haricots (mange-tout et filet), laitues d’automne, épinards, mâche ( en terrain ferme, ne pas labourer et commencer par les grosses graines), radis d’hiver, carottes, cresson et navets. Semer aussi le mesclun pour récolter en septembre. Penser à ombrager ces semis pendant les journées et n’oublier pas d’arroser jusqu’à la levée.

Repiquer les poireaux pour l’hiver (variété résistante au froid) et le choux-fleurs hâtifs. Le poireau doit se repiquer profondément dans une rigole de 5 à 6 cm. Il faudra butter plus tard. Ainsi, vous favoriserez un long fut blanc.

Récoltez l’ail, échalote, oignon dont le feuillage est sec. Récoltez aussi les tomates, haricots verts, fèves, pommes de terre, courgettes et carottes.

Entretien: Soignez vos tomates qui sont en pleine croissance et fructification. Vous pouvez encore les arroser avec du purin d’ortie dilué pour fortifié les pieds. Certains en profitent pour palisser les pieds de tomates, tuteurez-les. Conduire les tiges rampantes de concombres et cornichons sur de la paille, grillage ou tuiles. Protéger la pomme du chou-fleur du soleil; pour cela, il faut rabattre les feuilles du pourtour sur la pomme afin qu’elle soit bien blanche. Le chou-fleur est souvent assoiffé. Butter les haricots et choux pour soutenir les tiges.

Surveillez le mildiou, la rouille, la bactériose. On peut avoir recours à la bouillie bordelaise. L’oïdium et la tavelure se combat grâce au soufre. Éliminez les éventuels  pucerons, altises et doryphores ( pommes de terre et pieds d’aubergine).

Que faire en août au jardin potager?

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Entretenir le jardin potager

Entretenir le jardin potager :

Une fois équipé en outillage, il faut s’en servir !

Il faut exécuter quelques tâches telles que :

L’éclaircissage :

Cette tâche consiste à prélever quelques plants afin d’offrir plus d’espace dans votre plantation. Ainsi, les plants restants pousseront mieux. Il faut généralement éclaircir les carottes, la mâche, les épinards etc…L’éclaircissement se fait généralement à la main car c’est assez minutieux.

Le sarclage :

Il faut se servie de la binette et enlever les mauvaises herbes indésirables. Puis avec un râteau il faut terminer le travail pour enlever tous les adventices restants. C’est assez long mais nécessaires. En fonction de la vitesse de croissance, il faut sarcler en moyenne 1 à 2 fois par mois.

Le binage :

Servez vous de la binette et casser la croûte superficielle (10cm) du sol qui empêche l’eau de pénétrer. Ainsi, vous limiterez les arrosages. Les anciens disent toujours : « un binage vaut 2 arrosages ».

Le buttage :

Butter signifie de ramener la terre en butte à la base des tiges des plantes. Cette action est un peu rude mais nécessaire pour l’accroissement du réseau racinaire des plants. On butte les haricots et les pois mais surtout les pommes de terre (tubercules). On peut aussi buter les artichauts. On peut aussi butter pour favoriser le blanchiment des cardons et céleris en branche.

L’arrosage :

Abreuver les plantes est essentiel dans un jardin potager. Les racines sont dépendantes de l’humidité du sol. Les racines doivent pouvoir se développer profondément dans le sol pour lutter contre les périodes de sécheresse. Préférez un arrosage copieux et espacé qu’un arrosage abondants et fréquent. Afin de lutter contre l’évaporation, arrosez le matin ou le soir.

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Quelle courge pour le jardin potager?

Quelle courge au jardin potager ?

On va parler ici de la famille des cucurbitacées qui sont originaires d’Amérique Centrale ou du sud. La culture des cucurbitacées est très ancienne et découverte par les Européens par Colomb.

Pour rappel, les courges apprécient les sols meubles, frais et riche en humus. Souvent des graines germent naturellement dans le compost de votre jardin. Un très bon ensoleillement est nécessaire.

Trompe d’Albenga ou Tromboncino :

C’est une variété particulièrement coureuse et qui donne des fruits en forme de trompette et dont la longueur peut atteindre 1m. Chaque plant peut donner 4 fruits environ. Le fruit a tendance à s’enrouler sur le sol aux formes bizarroïdes (trompette). Cette courge possède des qualités gustatives très intéressantes. La chair est orange vif à la texture fine. On peut consommer la chair cru et on appréciera la noisette. Le fruit mur présente une chair orange foncé qui a goût à noix.

Sweet Dumpling ou Patidou :

Cette courge est également coureuse. Le plant donne une dizaine de fruits dits côtelés. La couleur est ivoire et vire à l’orange en vieillissant. Cette courge présente une chair épaisse, tendre et sucrée. On repère facilement des saveurs d’amende et châtaigne.

Potimarron :

Cette courge rouge brun pèse jusqu’à 3 kg. La chair est orange foncé, épaisse, tendre et sucrée. Saveur de châtaigne (potimarron). On l’utilise cru, râpée ou cuite. Dessert ou soupe.

Cou-Tors ou Croockneck :

Cette plante n’est pas coureuse. La courge est allongée et peut atteindre 40 cm de long. Il vaut mieux récolter la courge quand il est jaune avec ses verrues peu développées. La chair est de couleur jaune pâle et tendre. Préparée sous forme de lamelles fines, on ressent clairement la noisette, amende et abricots. Le fruit à maturité devient très verruqueux et sert de décoration.

Butternut :

Ce fruit a la forme d’une cloche et peut atteindre 3 kg. La peau est lisse et verte voir ocre à maturité. La chair est tendre et fondante. On l’utilise pour purée et soupe. Très bonne conservation jusqu’au printemps qui suit la récolte.

Pâtisson ou artichaut de Jérusalem :

La plante est non coureuse et donne des fruits cylindriques en forme de disque dentelé. Le fruit peut peser jusqu’à 1kg500. La peau est lisse et blanche. La chair est blanche, sucrée, épaisse, peu sucrée et ferme. Il est préférable de le faire cuire. Il peut être intégrer dans plusieurs plats.

Plein de Naples :

Cette variété est coureuse et donne des fruits cylindrique pouvant peser jusqu’à 25kg et 1m de long. A l’extrémité du fruit, il y a un renflement dans lequel se trouve les graines. La chair est ferme et sucrée. La conservation est très bonne.

Tous ces fruits doivent être impérativement récoltés avant les premières gelées (septembre ou octobre en fonction du lieu géographique). Il faut les cueillir avec le pédoncule sans le casser. Le local dans lequel vous entreposerez les courges, sera ventilé à une température avoisinant les 18 degrés. Une courge stockée dans de bonne condition peut se conserver 6 à 8 mois sans que les valeurs gustatives et nutritionnelles soient altérées.

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Jardin Potager sur buttes

Le jardin potager sur butte : comment faire ?

Afin d’optimiser la culture potagère nombreux sont ceux ayant opter pour la culture sur buttes.

Dès le Moyen-âge, la culture sur buttes existait et prenait la forme de carrés cultivés. Ces carrés étaient surélevés sur 40 à 50 cm. De nos jours, certains jardiniers adoptent cette technique avec la préoccupation de préserver cette terre si précieuse.

La butte de terre a plusieurs avantages :

-Ameublir la terre et la préserver durant la culture. La délimitation est marquée par la butte et les piétinements sont de ce fait, plus rares. Cette surélévation de 50cm et repéré instantanément par le jardinier. Le substrat est préservé et aéré, une terre souple.

-La culture sur butte entraine une élévation de la température de cette dernière. Les pentes de la butte favorisent un réchauffement de la terre en profondeur. Ce réchauffement est aussi plus rapide. sur une épaisseur de 10 cm à 20cm (10 cm maximum en temps normal)

Pour pallier une évaporation trop rapide de l’eau (pluie espacée), il convient de pailler les parcelles.

Comment faire ?

Prévoyez une butte de 1m20 de large et de 50cm de haut. 1m20 est une bonne largeur pour pouvoir intervenir facilement au milieu de celle-ci. Une butte inférieure à 1 m de large est insuffisant pour recréer un écosystème. Afin que la terre de s’écroule pas sur le périmètre on peut s’aider de planches tout autour. D’autres utilisent des rameaux de noisetier tressés. En laissant pousser l’herbe ( ou salade) sur tout le périmètre de la parcelle, la terre est maintenu grâce aux racines.

Laisser environ 50cm entre les parcelles. Les allées seront de largeur suffisantes. On peut aussi pailler les allées pour lutter contre les mauvaises herbes.

L ‘orientation de la butte se fera Nord-Sud pour un meilleur ensoleillement.

La butte mesurant 50 cm de haut, les retenues d’eau ne concerneront que les allées entre les buttes. De ce fait la terre des buttes sera particulièrement bien drainée. En revanche, en période de sécheresse, l’infiltration des eaux de pluie se réalise au niveau des allées, et la butte profitera d’une meilleure irrigation et  en profondeur.  Les racines des plantes connaitront un développement. Par temps sec, on peut modifier la surface en la creusant un peu afin d’obtenir une forme concave, pour retenir  l’eau sur la butte.

Comment améliorer le sol  des buttes ?

Pour atteindre une productivité optimale, il faut plusieurs années. En effet, le jardinier se montrera patient et attendra que la structure du sol se rétablisse ( minéraux et oligo-éléments ) et que l’humus apparaissent. Avec un le sol  parfaitement structuré, avec un taux optimal de matière organique, et une faune du sol permettant une bonne gestion de l’eau ( remontée d’eau par capillarité ou par mèche en période de sécheresse), on peut atteindre un rendement optimal. On peut agir sur le taux d’humus dans le sol, par l’adjonction plus ou moins importante de compost.

Choisir ses cultures :

On connaît tous les amis et ennemis du potager et le jeu des alliances. On conseille généralement deux ou trois espèces complémentaires sur la même butte tout en respectant les espacements nécessaires. Il faudra donc veiller aux bonnes associations de plantes.

En résumé, respecter ces conseils de base :

Définissez précisément la taille et la forme des planches et des allées lors de la première implantation. Un bon agencement est important (plan papier si nécessaire)

Eviter de laisser la terre à nue tant que vous pouvez.

Consolider les pentes et les abords des buttes par une végétation permanente (salade ou mauvaise herbe)

Veillez améliorer le taux d’humus et de minéraux de votre terre.

Classiquement, veiller aux associations de plantes et les rotations de cultures.

La terre se tasse et reprend petit à petit sa densité. Ne pas s’en soucier.

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Planter les cornichons

Planter des cornichons ou concombre à petits fruits

Le « cornichon » est ni plus no moins qu’un concombre à petits fruits, une espèce miniature. Cette plante, originaire d’Orient,  a connu beaucoup d’améliorations ces dernières décennies.

Les variétés modernes ont vu leurs vrilles raccourcir et leurs productions de fleurs femelles augmenter.

Le cornichon est peu nutritif (20 calories pour 100 grammes) mais contient quand même des vitamines A, B et C, mais aussi du soufre, manganèse et du calcium. Les fruits « cornichons » ont des propriétés dépuratives, diurétiques et légèrement hypnotiques. Le cornichon aide à lutter contre les tempéraments nerveux, angoissés et sanguins, ainsi que ceux atteints de la « goutte », diarrhées et irritations des intestins.

Conditions de culture :

Les cornichons n’apprécient pas le froid. En effet, préférez les endroits abrités aux vents du nord ou froids. L’emplacement chaud est l’idéal. Le froid et l’humidité vont freiner la végétation de la plante. (12 degrés est le minimum pour la germination et 16 degrés en période de croissance).

Le sol devra être léger, humifère et relativement fertile. Une légère acidité avec un ph compris entre 6 et 6.7 est parfait pour le concombre. Une terre fumée l’année précédente donne un très bon rendement en concombre.

On préfèrera des semis en pot à l’abri du froid  vers le 15 mai. Les semis effectués en pleine terre sur place ne débuteront pas avant fin mai/début juin. Semez en poquets (6 à 8 graines) et espacez de 50 cm.

Dès que les tiges mesurent 20cm environ, on peut supprimer leur extrémité afin de provoquer la naissance de bourgeons latéraux. On peut isoler les fruits de la terre froide avec des branchages disposés en fonction. On peut aussi pailler avec du lin.

La récolte doit se faire régulièrement et si possible d’une façon quotidienne. Il s’agit de permettre à la sève de s’acheminer d’une façon homogène vers les fruits en formation. Il faut savoir que plus les fruits sont petits, plus ils sont savoureux. Un cornichon gros comme une allumette devient comme un doigt en 3 jours, c’est le champion de la croissance. On peut récolter jusqu’à fin septembre.

Arrosage :

Pour que les cornichons soient fins et tendres, il faudra arroser tous les jours. Simplifiez-vous la tâche en adoptant un arrosage automatique ou goutte à goutte et également en pratiquant le paillage (sur 10cm d’épaisseur et 80cm de largeur). Eviter de mouiller le feuillage et vous lutterez contre l’oïdium.

Les cornichons sont gourmands. Ajouter du purin d’orties dans votre arrosoir (2l pour 10litres d’eau) par pied.

Préparation :

Ajouter simplement dans un bocal en verre (1/2 l) les cornichons, 2 feuilles de laurier, une dizaine de grains de poivre, une échalote coupée en 4 et le bon vinaigre de vin froid ou cidre.  (au préalable, on peut faire dégorger les cornichons pendant une nuit recouverts de gros sel puis les rincer à l’eau claire).

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Planter l’ail

Planter l’ail et échalote

Un peu de culture ; Ulysse s’est libéré de l’enchantement de Circé grâce à l’ail dans l’Odyssée. En effet, l’ail permettait aux guerriers de se protéger des blessures et éloignait des maisons le mauvais œil et les vampires. Encore de nos jours, cette coutume perdure. Des colliers sont suspendus aux fenêtres et aux portes.

L’ail aiguise l’appétit, , facilite la digestion, combat les vers intestinaux et l’hypertension.

Pour l’ail comme pour l’échalote, deux périodes sont favorables à la plantation : novembre et février/mars. Choisissez un emplacement sain, fumé sur la précédente année et ameubli.

Enfoncer le bulbe ou caïeu dans la terre à 2 cm de profondeur. Espacez chaque bulbe de 10 à 15cm. Les lignes seront espacées de 25 cm environ. Surveillez vos bulbes car les lombrics, oiseaux ou autres peuvent les déterrer.

La culture de l’ail est assez aisée sauf en cas d’humidité sévère. Cette forte sensibilité à l’humidité entraine la pourriture qui fait jaunir  le feuillage et s’en suit une décomposition des bulbes.

N’arroser pas en temps normal (sauf sécheresse prolongée). Quelques sarclages sont parfois nécessaires pour maintenir une terre fine autour des bulbes et entraver les mauvaises herbes.

Nouer l’ail parait futile et risque de nuire à la plante pendant un été sec et chaud. En revanche, il faut occuper les hampes florales de l’échalote et de l’ail à bâton (rose de Lautrec) dès leur apparition. On peut aussi coucher les tiges quand on estime que les bulbes sont suffisamment gros.

Récolte :

Il faut récolter par temps sec et il est préférable de laisser sécher sur place avec les tiges pendant 24 à 48h puis continuer l’opération à l’abri pendant 1 semaine. Choisissez un local sec, frais et aéré pour entreposer l’ail. Vous pouvez mettre en chapelet les gousses d’ail bien formées et en bottes ou sur des clayettes.

Quelques astuces de culture de l’ail :

-Si vous choisissez de planter des caïeux en avril/mai, vous récolterez uniquement de l’ail forme d’un bulbe. Puis vous replanterez ces bulbes en novembre.

-Si vous effectuez la montaison de quelques bulbes mis en chapelet à l’écart. Puis vous récolterez les minuscules bulbilles qui se seront formées. Semez-les en février. Ainsi, vous r–récolterez des bulbes à replanter en novembre.

-Si vous pratiquez une incision d’1 cm environ sur la tige (sens de la longueur), vous obtiendrez à l’endroit de la blessure de petits caïeux en formation. Replantez-les la saison suivante afin d’obtenir des gousses.

-Si vous plantez une gousse entière en novembre. Vous obtiendrez des caïeux en mars que vous replanterez à la manière des poireaux.

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Le ver de terre au jardin potager

Le ver de terre

En préambule, citons Charles Darwin : « La charrue est une des inventions les plus anciennes et les plus précieuses de l’homme, mais longtemps avant qu’elle existât, le sol était de fait labouré par les vers de terre et il ne cessera jamais de l’être encore. Il est permis de douter qu’il y ait beaucoup d’autres animaux qui aient joué dans l’histoire du globe un rôle aussi important que ces créatures d’une organisation si inférieure. »

Le ver de terre rend de grands services au jardinier. L’utilité de ce « métazoaire artiozoaire » est souvent méconnue. Il existe 3 grandes catégories de vers de terre :

- vers de terre endogés

- vers de terre épigés

- vers de terre anéciques

Le ver de terre ordinaire est souvent de couleur rouge brun et son corps est long et cylindrique. Cet invertébré familier peut atteindre 10 cm et plus. En l’observant, on remarque une extrémité pointue comme une sorte de bague : le clitellum.

Le ver de terre s’enfonce profondément dans la terre en hiver jusqu’à ce que la température redevienne acceptable. Puis ils remontent en surface. La femelle pond des œufs de préférence dans une terre azotée. La quantité de vers de terre dans la terre est finalement le baromètre de fertilité de cette dernière. Le ver de terre trouve dans le sol des débris organiques et humus. Un sol sec, pauvre, et peu fertile ne contient aucun ver de terre ou très peu.

Le ver de terre a un mode d’alimentation particulier puisqu’il ingurgite la terre, filtre ce dont il a besoin et enfin régurgite sous forme de tortillons de terre, à la surface. Un ver de terre est capable d’ingurgiter plusieurs tonnes de terre à l’hectare pendant une année. La terre rejetée est ainsi fine, vitalisée et entraine des galeries dans le sol où l’air circule. Ce drainage du sol permet à l’air et à l’eau (rosée, pluie) de circuler beaucoup plus facilement. Cette même terre devient plus assimilable pour les plantes. La terre s’enrichie tout simplement. Le ver de terre aère et fertilise la terre.

Respecter les vers de terre est essentiel pour un jardinier.

Les traitements chimiques tuent ces alliés du jardin. L’abus du motoculteur équipé de fraises broie littéralement les vers présent dans le sol. Une utilisation raisonnée est conseillée. La pratique de la bêche manuelle limite la destruction des vers de terre.

Il présente la particularité de se régénérer.  En effet, un ver coupé en 2 peut continuer de vivre car la comprenant la bouche se régénère. A condition que cette dernière ne soit pas trop courte. Chacun de leurs anneaux contient un petit système nerveux quasiment complet. Des naturalistes auraient réussi à obtenir 20 vers de terre avec 20 morceaux d’un gros ver. Édifiant !

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L’épinard, un légume d’hiver

L’épinard un légume d’hiver

Un légume d’hiver : les épinards

Les épinards sont trop souvent laissés de côté par les jardiniers. Pourtant, « le spinacia oleracea » est riche en vitamines A B2 C et E. Il est aussi très riche en fer et calcium. Sans oublier le phosphore, magnésie, potassium. L’épinard à beaucoup de propriétés : fortifiant, reminéralisant, A l’automne, les épinards ne monteront pas en graines aussi rapidement qu’au printemps. D’ailleurs, on préfèrera la tétragone. De plus, les semis de l’automne donneront jusqu’au printemps suivant (pour peu qu’on les protège durant les périodes très froides).

L’épinard est un légume gourmand et à croissance rapide. Le sol doit être ni trop acide ni trop alcalin, sain, riche, frais et bien amendé.

L’épinard a horreur de la sècheresse. La culture de celui-ci en arrière saison est justifiée.

Il supporte assez bien la gelée mais craint la forte humidité. On peut lutter contre l’humidité persistante en pratiquant la culture sur billons.

La durée végétative d’une graine est d’environ 5 ans, mais ne dépassez pas 2 ans.

On sème donc les épinards en rayons espacés de 25 à 30 cm et profonds de 2cm. Pensez à plomber au râteau. 1 gramme de graine suffit pour 1m linéaire.

Après la levée des graines d’épinards au bout de 4 à 6 jours, il est conseillé d’éclaircir tous les 10 à 13 cm afin d’obtenir des plants plus vigoureux et résistants.

Les semis de printemps  et d’été ne sont pas recommandés car l’épinard mont à graines trop vite. Choisissez de semer entre le 15 août et 15 octobre. Vous pourrez ainsi récolter 2 fois à l’automne et 1 fois au printemps.

Il existe des variétés intéressantes comme le Monstrueux de Viroflay, Géant d’hiver etc…

Les ennemis des épinards sont :

  • les vers blancs (larves de hannetons)
  • les vers gris (chenilles de noctuelles)
  • les courtilières
  • limaces et escargots
  • larve de mouche de betterave
  • l’anguillule des racines (heterodera) qui entraine des renflements sur les racines de les épinards qui finissent par jaunir et dépérir. La solution est l’arrachage et la destruction.
  • le puceron blanc du chou et le puceron noir des fèves.

Les maladies :

  • la fonte des semis due à l’humidité excessive (champignon responsable : Pythium ultimum). Eviter de semer sur une terre fraîchement fumée.
  • Le pied noir est similaire à la fonte des semis.
  • Le mildiou (peronospora spinaciae) est très difficile à traiter sur les feuilles d’épinards. Choisissez des variétés résistantes au mildiou
  • La jaunisse est une maladie transmise par le puceron blanc du chou et puceron fris du pêcher.
  • La chlorose est due à un manque de manganèse, de magnésie, de fer. Cela peut évoluer en mosaïque du feuillage.

Les utilisations des épinards :

La récolte se fait au fur et à mesure des besoins.

Les feuilles de 8 cm la taille minimum. Il faut attendre 1 à 2 mois après les semis. Pour prélever les feuilles, il faut pincer les pétioles et éviter de sacrifier la rosette  au cœur de la plante. Ainsi, on suscite une nouvelle feuillaison.

Comme les légumes verts les feuilles d’épinards doivent être lavées sérieusement sans faire tremper trop longtemps (les qualités s’estomperaient).

La cuisson des feuilles se fait dans une bouillante, en quantité suffisante et salée pendant 7 à 8 minutes. L’eau de cuisson n’est pas utilisable.

Il faut égoutter les feuilles et laisser refroidir.

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Un figuier au potager

Un figuier au jardin potager :

Un climat tempéré convient au figuier. On rencontre le figuier depuis des millénaires en Arabie, Perse, Éthiopie, Inde ….

Des plantes fossiles ont été retrouvées également dans les tufs quaternaires de Fontainebleau, ce qui laisse à penser que le figuier existait déjà lors de l’apparition des premiers hommes. Les variations successives de températures et climat l’ont fait disparaitre en France.

Il faut savoir que la plupart des sols sont propices à la culture du figuier. Un sol calcaire convient mais une terre profonde et fraiche est meilleure et plus fertile. Il est préférable d’orienter le figuier au sud et à l’abri du froid. On rencontre le figuier en France dans le sud de la France, Bretagne, littoral Atlantique mais aussi en Espagne et Afrique du Nord.

Le figuier peut aussi se présenter sous forme d’arbustes rameux ou cépées. Ces arbustes, si cultivés en pot ou bac, peuvent être protégés du froid hivernal à l’aide de la tourbe sur la souche. Les branches ne supportent pas les températures inférieures à -10 degrés. Un plastique épais peut aider à lutter contre ces températures négatives. En cas de gel (partiel), le figuier

rebourgeonne  au niveau de la souche mais la production de figue est affectée inévitablement.

La reproduction du figuier peut se faire par différentes façons :

-marcottage

-drageonnage

-bouturage

-greffage

Le marcottage se fait au printemps à l’aide de rameaux âgés de 1 à 2 ans. Il faut incliner et enterrer la partie moyenne du rameau. On conseille de pratiquer une incision sur cette partie recouverte de terre afin de favoriser et faciliter l’émission de racines. On conseille également de pratiquer le marcottage en pots afin de protéger les nouvelles racines encore fragiles, en attendant la plantation définitive en pleine terre.

La multiplication par séparation des drageons consiste à détacher de la souche un rameau muni de racines. Cette pratique assez simple. Le sujet obtenu drageonne à son tour.

Le greffage le plus efficace est la greffe en flûte au moi de mai/juin qui correspond à la tombée de la sève, et ce sur un pied de 2 ans.

La fructification :

Sous les climats chauds, on constate une végétation continue accompagnée d’une fructification elle aussi continue. La récolte se réalise au fil du temps en fonction de la maturité des fruits.

En France, le figuier donne généralement 2 récoltes (printemps/automne). Les figues de printemps sont celle de l’été dernier qui ont grossi. La récolte d’automne sont des figues nées au printemps (à l’aisselle des feuilles). En réalité, les fruits situés à la moitié inférieure des rameaux se développent normalement et murissent à l’automne. Les fruits des sommets, demeurent à l’état de bourgeons globuleux que l’on surnomme « figue-fleurs ». Ces figues murissent l’été qui suit.

En fait, la plupart des variétés sont auto fertiles. La variante est le climat.

La taille du figuier concerne principalement l’arbuste buissonnant :

-en avril, il faut pincer l’extrémité des rameaux portant les « figue fleurs »

-en juin, il faut éliminer les pousses nées suite à cette opération de pinçage, proche du point d’insertion des figues. (ne touchez pas les 2 figues les plus proches de la branche principale ou charpentière).

-enfin, en novembre, il faut supprimer la partie ayant fructifiée au-dessus de la plus inférieure des 2 pousses conservées. Cette partie conservée, deviendra à son tour un nouveau rameau porteur de fruits.

Les variétés :

Il existe de variétés de figues.

Celles à peau claire ou blanche.

Les autres ont la caractéristique d’être plus nombreuses.  On parle des figues vertes, noires ou rouges violacées.

On trouve donc :

-« Blanche d’Argenteuil » ou « figue Madeleine » dont l’épiderme est blanc. La maturité du fruit se fait en juillet et aout.

-« Violette Dauphine » dont des gros fruits violacés à chair rose. Elles sont juteuses et sucrées. L’arbre Violette Dauphine est qualifié de rustique et fertile.

-« Rouge de Bordeaux » son nom l’indique bien, on retrouve cette variété dans le sud ouest de la France. Les figues sont de bonne qualité.

-« Barbillonne » cette figue est rustique dont l’épiderme est plus mince que la moyenne.

-« Bellone » est un arbre vigoureux et fertile. La peau de la figue est très foncé.

-« Marseillaise » cette variété est cultivée sur le pourtour Méditerranéen, notamment autour de Marseille.

D’une manière générale on récolte les figues à partir du mois de mai jusqu’à mi-novembre en fonction des variétés et le climat.

Les ennemis du figuier :

On peut dire que le figuier résiste assez bien aux maladies, à condition que l’emplacement soit correct.

Parmi les ennemis, on trouve la chenille globuleuse appelée ceroplastes rusci. Cette chenille attaque les feuilles et les rameaux. On peut lutter contre cette chenille en utilisant des huiles émulsionnées.

Sa consommation et ses propriétés :

Les figues contiennent du phosphore, calcium, cuivre, fer, magnésium, potassium, manganèse. Les figues sont riches en vitamines C, B1, B2, PP. On retrouve aussi dans la figue des glucides, cellulose, protides.

La figue séché a une teneur en ces éléments plus concentrée.

Les figues peuvent consommées fraiches, séchées ou stérilisées. Elle rentre aussi dans la préparation de fruits confits et boissons alcoolisées (liqueurs, vin de figue etc…). D’ailleurs, l’utilisation des feuilles apportent beaucoup de saveur dans les préparation alcoolisés. (5 litres de vin de figues nécessitent 40 feuilles de figuier à macérer pendant 1 semaine.)

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La laitue : un remède

La laitue au potager a des propriétés médicinales

La laitue est un excellent aliment mais aussi un remède pour bien des maux.

Sous forme de tisane ou cataplasme, la laitue soigne les troubles intestinaux et les maladies de peau. L’insomnie peut également être traitée.

La laitue sous forme de lactucarium ; soigne les rhumes, la goutte, la toux, l’asthme et troubles nerveux.

La laitue rentre dans la composition de savon pour peaux délicates.

La laitue fait partie de la famille des composées feuilles radicales molles qui sont groupées en touffe et donnent des fleurs jaunes. Les laitues sont des plantes annuelles de la famille des Astéracées.  Les variétés sont nombreuses.

-cataplasme :  pour réaliser un cataplasme, il faut faire bouillir  pendant 5 minutes une poignée de feuilles de laitue dans un fond d’eau. Puis, laisser refroidir et enduire les feuilles d’huile d’olive. Enfin les placer sur des gazes. Et appliquer les cataplasmes sur les zones à traiter (inflammations, contusions, enflures et irritations).

-Décoctions : Faire bouillir toujours pendant 5 minutes une moitié de laitue dans 250 cl d’eau. Laisser refroidir puis sucrer. Une fois tiède, boire la décoction 30 min avant de se coucher. Vous lutterez contre les insomnies.

- Lactucarium : Pour lutter contre les rhumatismes, goutte, toux, asthmes et troubles nerveux, ayez recours au lactucarium. C’est le suc desséché de la plante. Coupez les sommets des tiges de la laitue afin de recueillir les perles de suc qui s’écoulent (on peut inciser obliquement les tiges). Lorsque le suc a fini de coaguler, il faut le briser en petits morceaux et les faire sécher au soleil. Consommer ensuite l’équivalent d’un petit pois puis vous augmenterez les doses jusqu’à atteindre l’équivalent de 10 petits pois le 10ème jour. Enfin, vous stopperez la cure.

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Salades d’hiver

Les salades d’hiver

Cultiver les salades est assez facile. En récolter toute l’année est possible. Incorporer des feuilles de salades vertes dans vos repas est très appréciable pendant l’hiver. La salade est bonne pour la santé et favorise le transit intestinal.

Il suffit de bien choisir les variétés adaptées au climat et aux températures.

Les laitues :

Les laitues pommées d’hiver et laitues romaines : semez ces salades début septembre en pépinière avec une bonne exposition. Puis les-repiquer en pleine terre dans un sol pas trop humide. Ainsi vous pourrez espérer une récolte en avril. Si vous semez seulement en octobre, il faudra compenser avec un repiquage sous-châssis ou  tunnel.

Parmi les variétés présentes sur le marché, on retiendra :

-« D’Hiver de Verrières » : très résistante au froid avec saveur douce ;

-« Merveille d’hiver » : bonne résistance avec une saveur assez douce.

-« Brune d’hiver » : Cette salade est très rustique aux feuillages cloqués. La pomme est rouge. La saveur est légèrement âpre.

-« Val d’orge » , « Rougette de Montpellier », « Grosse blonde d’hiver » sont moins résistantes au froid que les précédentes citées ci-dessus. Ces variétés sont plus adaptées à la culture sous abri.

La mâche

Tous les jardiniers connaissent ces salades d’hiver par excellence. La levée se fait sans problème. Elle pousse facilement. On peut la semer jusqu’en octobre en pleine terre. Le sol doit être ferme ou légèrement griffé. La récolte se fera de Décembre à Mars.

Les variétés retenues sont :

-« Verte de Louviers » : elle est précoce et résistante au froid. Les feuilles ont une forme de cuillère.

-« Verte de Cambrai » : les feuilles sont plus larges et plus arrondies. La résistance au froid est très bonne.

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