Octobre au jardin potager

Que faire en Octobre au jardin potager?

Octobre est le temps des récoltes.

Récolter les betteraves rouges, les carottes, les céleris raves, les radis et les navets d’automne.

Nettoyer le potager avant de labourer.

On peut semer les toutes dernières mâches, les choux. Sous châssis, semer les carottes à forcer, laitues pommées d’hiver.

Repiquer les derniers poireaux semés à la fin de l’été pour récolter en mai/ juin. Ils ne seront pas très gros.

Protéger les scaroles et chicorées en paillant notamment.

Débuter les asperges et nettoyer les pieds d’artichauts. Démultiplier les pieds de rhubarbe.

Blanchir les céleris et cardons.

A la fin du mois, arracher des chicorées  et blanchir les premières endives.

On peut continuer le labour sur les parcelles vides en apportant une bonne fumure dans votre jardin.

Que faire en novembre au jardin potager?

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Les genres du sol

Les genres du sol :

La Terre a connu de multiples états transitoires et de multiples variations. Des mers se sont creusées, des montagnes se sont érigées, des vallées se sont crées etc…

A chaque périodes éruptives, ont succédé des périodes d’accalmies  où l’eau et le vent entraient en action. Les pluies tombaient sur les montages, et ont creusé de petites rigoles qui se sont rejoint pour former les ruisseaux. Les lit de ces ruisseaux ont grossi et sont devenus de plus en plus profonds. Petit à petit, l’eau  a pénétré la roche et l’a désagrégée entrainant des petits éléments de roches.  Ce travail de l’eau, créa en premier lieu les pierres, puis cailloux et petit à petit le sable.

Les pluies ont cessé de tomber, en conséquence de quoi les lits des rivières se sont asséchés. Le sable était transporté par le vent. De nouvelles éruptions sont survenues et ont fait disparaitre, ces pierres, cailloux et sable. Comme un cycle, le calme est revenu, et, l’eau et le vent ont poursuivi ce travail incessant. Les pluies sont tombés sur les montagnes et vallées. Après les pluies, le gel et la glace ont fait leur apparition en détruisant les pierres et cailloux. Cette période de grand froid a duré des siècles. Ces toutes petites particules crées ont formé la terre.

L’eau, la glace et le vent n’ont pas agi partout de la même façon. Les roches éruptives n’était pas de même nature partout. Les différents sortes de terre résultent des ces paramètres.

Ainsi, sont nées, la terre glaise, argileuse, calcaire, sablonneuse avec une quantité d’états intermédiaires avec des proportions diverses.

Une coupe de la terre permet de visualiser des couches de couleurs et granulations différentes. La première couche est la plus importante, c’est à partir de cette première couche que l’on détermine le « genre ».

L’argile est la conséquence de la plus grande décomposition.

Le sable se compose de particule plus grosses.

Une terre calcaire est formée par la décomposition de roches calcaires.

L’humus provient de la destruction et décomposition de matières organiques.

Les premières plantes devaient naître sur ces gammes de granulation de consistances diverses.

Les plantes en questions fanèrent et les débris végétaux ont fusionné avec les parties inertes du sol.

Les bactéries ont accéléré la décomposition, et le tout s’est incorporé au sable et débris de roches. Ce phénomène a duré. La terre s’est enrichie petit à petit et de nouvelles plantes ont poussé, puis des arbres, puis les animaux l’ont parcouru puis les hommes etc….  La mort des êtres vivants n’ont fait qu’enrichir le sol.  La vitalité des plantes s’en est retrouvée accrue. La putréfaction des détritus végétaux et animaux ont formé l’humus.

L’humus, résultat de la destruction organique, demeure à la surface. Mais le vent, l’eau, la glace, éruptions ont déplacé cet humus dans des zones déficitaires. Les plantes se sont développés plus vite qu’elle ne se sont putréfiées. Les plantes ont donc diminué la place de l’eau (lac, rivières etc…). Des masses spongieuses sont apparues (les marais). La mousse, en se décomposant a formé la tourbe. Les zones plus sèches, ont accueilli des plantes moins dont le besoin en eau était moindre, en se décomposant, la terre de Bruyère est apparu.

L’amélioration du sol :

Le jardinier ne possède pas un laboratoire scientifique à disposition. En revanche, l’homme possède la vue, l’odorat, le toucher, le goût. En effet,

Rendons nous sur place, au potager, afin de déterminer le genre de sol auquel nous avons à faire.

Il faut savoir que le sol n’est pas constitué d’une seule et unique masse compacte et homogène. En effet, le sol est composé d’une multitude d’éléments indépendants entre lesquels existent des espaces comblés par l’eau et/ou l’air.

La proportion de l’air, l’eau, terre va attirer spécialement notre attention.

Grosseur des parties solides de la terre :

Grosseur des parties solides de la terre Contenance en eau Contenance en air Couleurs et Qualités Nature
Plus de 10mm Faible Forte Variable, stérile Décombres/éboulis
De 2 à 10mm Faible Forte Variable, stérile Cailloux
De 0.1 à 2mm Faible Forte Gris, jaunâtre et stérile Sable
Granulé fin, granulation plus discernable Moyenne Moyenne Blanc grisâtre, graisseux, collant et peu fertile Argile
Granulé fin, granulation peu reconnaissable Moyenne Moyenne Jaune, brun, rougeâtre, graisseux, collant et assez fertile Glaise
Granulé fin Moyenne Moyenne Noir foncé, meuble, peu fertile, mais recueillant eau, air et chaleur Humus
Granulé fin Moyenne Moyenne Gris noirâtre, très fertile Terreau
Granulé moyen Faible Faible Blanc grisâtre, fertile Calcaire

Autre indice important, la présence des « mauvaises herbes » :

En effet, l’identification du terrain peut se faire en fonction de la présence ou non de certaines herbes ou plantes.

  • Dans une terre fertile, on peut trouver : de la chicorée sauvage, le tussilage, le chardon, l’arroche, la rave sauvage, le faux raifort,
  • Un terre peu calcaire recèle de petite oseille et pensée sauvage.
  • Un terre peu fertile est reconnaissable à cause de la présence de drave, sedum orpin, véronique et thym.

Le choix d’une terre à cultiver se fait après examen de la végétation spontanée (ci-dessus) mais aussi à la présence de l’air dans la terre et la lumière. Sans lumière, les feuilles s’étiolent, se flétrissent et se décolorent. Sans air, les racines se ramollissent.

Si le sol présente un aspect terne et sec malgré de récentes pluies, c’est que le sol en question ne respire pas ou mal, donc mal aéré. La détermination de la quantité de chaux dans ce sol donnera une information plus précise. (la chaux dans le sol stimule la vie bactérienne et aère le sol en luttant contre l’acidité).

Un peu de chimie : remplissez une assiette de terre et verser quelques gouttes d’acide. L présence de chaux entraine un bouillonnement avec la formation de petites bulles (effervescence). Si la terre ne réagit pas à l’acide, a besoin d’être chauler.

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Le climat et l’agriculture

Le climat et l’agriculture :

Le « temps » qualifie l’état présent de l’atmosphère en un lieu donné. Cet état s’apprécie de façon subjective en fonction de notre impression et interprétation ou objective en étroite liaison avec des mesures scientifiques prenant en compte les composantes climatiques.

Prévoir la météorologie, c’est donc anticiper le temps d’une manière scientifique.

La climatologie est donc une sciences du climat reposant sur des données physiques et géographiques.

La climatologie et la météorologie intéressent particulièrement les agriculteurs ou jardiniers amateurs.

Voici quelques relations entre le climat et une activité agricole :

- A court terme :

- Influence sur le choix des genres, espèces et variétés

- Introduction et acclimatation de nouvelles plantes ou arbustes

- Établissement d’un calendrier de culture afin d’intégrer gelées et sécheresses

-Prévoir et anticiper les besoins en eau et de choisir le mode d’arrosage

-Aménager le milieu et adapter le matériel

-Installation éventuelle d’un mode de chauffage

-Prévention des risques phytosanitaires

-Préparation de la terre à cultiver et choix des techniques

-Anticiper sur les rendements et les dates de récolte

-A long terme :

-Anticiper les effets de la pluie (lessivage), pollution par les nitrates.

-Anticiper les effets de la sécheresse et des remontées capillaires.

-Agir sur l’humidification, la minéralisation et pédogenèse dans son ensemble.

La vent

Nous trouvons dans les basses couches de l’atmosphère un ensemble de masses d’air avec des variantes de température, d’humidité et de pression. La confrontation de ces éléments entraine des flux d’air permanents et dont l’intensité varie. Cela se traduit par la formation de vents qui véhicule des nuages chargés d’humidité et d’énergie. Retenons plis simplement que le vent est de l’air en mouvement.

Influence de la réception solaire : L’angle d’incidence du rayonnement solaire dépend de l’emplacement géographique sur la Terre et des saisons. Pour mieux comprendre, on considère que chaque hémisphère est découpé en plusieurs zones caractéristiques liées à des états spécifiques de l’atmosphère.

En résumé :

-la zone polaire offre une quantité d’énergie faible. Cette zone est recouverte d’une chape d’air froid et dense qui entraîne des vents violents et des hautes pressions.

-la zone tempérée est exposée à une énergie moyenne. Ces zones assez importantes sont le rendez vous des masses d’air d’origines tropicale et polaire. Ce point de rencontre se traduit par un climat instable avec des perturbations à répétition. La France fait partie de cette zone.

-la zone tropicale reçoit un flux fort. Les retombées d’air chaud se situent dans cette zone, et, par accumulation, cela crée une masse de haute pression relativement stable. Les alizés et contres alizés sont des vents réguliers provenant de ces masses d’air.

-la zone équatoriale est caractérisée par une quantité d’énergie maximale. L’air chaud est présent toute l’année. De plus, cet air chaud est humide, léger et ascendant. Cette zone est donc caractérisée par une basse pression stable et faiblement agitée.

Anticyclone et dépression :

Un anticyclone  est une masse d’air de haute pression (minimum 1032 hectopascals). Un anticyclone présent sur une zone tempérée se traduit par un temps stabilisé et de soleil.

Une dépression ou cyclone est une masse d’air de basse pression (maximum 950 hectopascals) à forte teneur en vapeur d’eau et de beaucoup de quantités de chaleur latente. Évidemment, les pluies sont souvent abondantes et des tempêtes sont à craindre sur le front Atlantique.

Le progrès et les satellites permettent de suivre assez facilement l’évolution des anticyclones et dépressions. On peut déterminer leur naissance, leur développement, leur affaiblissement et leur résorption. L’énergie calorifique, les vents et les précipitations dépendent de cette évolution.

Fronts et perturbations :

Le front désigne la surface de contact d’un anticyclone avec une dépression. Cette surface s’étend sur une ligne qui bouge, dont la longueur varie entre 500 et 1500 kms. La confrontation entre deux masses d’air donne automatiquement naissance à une perturbation.

Cela se traduit par un balayage d’un front chaud et pluvieux suivi d’un front froid et pour finir un ciel de traîne.

Vents généraux :

Les vents généraux sont des vents réguliers qui accompagnent la circulation atmosphérique. Ces vents naissent d’une différence de pression entre le centre et la périphérie des dépressions et anticyclones. Plus le gradient augment et plus le vent est violent.

La lecture des cartes isobares et des gradients permettent de prévoir la direction et la force du vent. Leur trajectoire subit une déviation vers la droite à cause de la rotation de la Terre (force de Coriolis). C’est l’inverse dans l’hémisphère sud.

Vents locaux et régionaux :

Ces vents sont dus à des situations géographiques et topographiques particulières. Les températures s’en trouvent modifiées ainsi que l’hygrométrie des masses d’air.

-Le mistral : ce vent est sec, fort et froid. Il souffle en automne et hiver. Le mistral est du à une dépression sur le golfe de Gènes ce qui crée un appel d’air violent qui est amplifié par le couloir rhodanien. Sa direction est nord/ sud puis vers l’Est.

-La tramontane : Ce vent provient du nord/ouest et souffle en direction du Languedoc Roussillon et de la Méditerranée. La tramontane peut souffler en même temps que le Mistral.

-La bise : est un vent léger du Nord/est de la France. Il est froid. Il trouve ses origines en Scandinavie.

-Le foehn : ce provoque un réchauffement en plusieurs étapes et un assèchement atmosphériques par effet de frottement de  compression d’air. Ce vent dévale les pentes montagneuses.  C’est un vent chaud et sec que l’on rencontre beaucoup dans les Alpes et Pyrénées.

Il existe aussi des vents d’origine marine :

-Vent d’autan : est un vent assez violent, humide et occasionnel. Il prend naissance dans le golfe du Lion en direction des Cévennes, le haut du Languedoc Roussillon et Toulouse.

-Brise de mer : présent l’été sur le pourtour Méditerranéen et faible. Fort humide, la brise marine modère la température diurne.

-Le sirocco : Il provient du Sahara et se dirige vers l’Afrique du Nord, Égypte et Italie du Sud. On le rencontre de temps en temps sur le Sud de la France. Des poussières rougeâtres sont déposées sur les voitures et autres.

-Le libeccio : est un vent marin soufflant en direction de la Corse et de l’Italie.

-La bora est un vent équivalent au mistral sur la mer Adriatique, Grèce et mer Noire.

-le leveche est un vent présent dans le sud de l’Espagne.

Effets du vent :

D’une manière générale, le vent génère des dégâts au niveau des cultures et constructions.

Les avantages (pour un vent modéré)

-effets physiques :

Modération de l’hygrométrie

Atténuation de la chaleur estivale

-conséquences physiologiques :

Amélioration de la fécondation croisée de plantes (assèchement et transport du pollen)

Limitation du développement des pourritures.

Les inconvénients (pour un vent violent et/ou fréquent)

-effets physiques :

Arrachage, bris de branches et chute des fruits

La végétation s’abîme, les feuilles sont lacérées ainsi que les fleurs.

Les végétaux peuvent se déformer sous la force du vent.

La consommation d’énergie en cas de chauffage d’une serre est décuplée.

-conséquences physiologiques :

La plante a le réflexe de refermer des stomates, donc son activité est réduite.

Les maladies cryptogamiques sont dispersées à une grand distance.

Les pousses nouvelles se nécrosent.

Le processus de gel est accentué.

Ceux qui jardinent dans des régions exposées à des turbulences doivent trouver les moyens pour se prémunir de tous les dégâts cités ci-dessus.

Un emplacement sera considéré comme favorable dès lors que l’on agira sur la topographie, constructions imposantes, présence d’une lisères de forêt ou maillage de haie.

Un brise-vent protègera vos cultures qui ne devront pas s’étendre au-delà de la surface de dépression derrière le brise-vent (en cas d’utilisation d’un brise-vent plein, comme un mur).

Un brise-vent efficace sera le plus haut et plus long possible. Il devra être perméable au vent à 50%. Il ne devra jamais se dégarnir de la base.

Les brise-vents naturel sont : haies vives de cannes de Provence, bambous, arbustes, arbres (charmes, aulnes, peupliers, chêne, eucalyptus…canisses, bruyères…

Il existe des brise-vents artificiels comme les filets plastiques, tissés, extrudés, traités aux ultra-violets.

Les avantages :Un brise-vent augmentera la température diurne de l’air en améliorant la réflexion de l’ensoleillement sur les cultures, en améliorant le rayonnement net et en diminuant l’advection en arrière du brise-vent.

La présence d’un brise-vent impacte l’hygrométrie. L’humidité augmentera et sera régularisée grâce aux diminutions des turbulences.  On limitera également l’évapotranspiration des végétaux de l’ordre de 25%.

Les inconvénients d’un brise-vent sont : concurrence des racines avec les cultures (préférer les haies à racines pivotantes plutôt qu’étendues, traçants ou drageonnants). Un brise-vent fait perdre de la place. Cela fait de l’ombre. Un brise-vent favorise la gelée blanche du au compartimentage.

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Entretenir le jardin potager

Entretenir le jardin potager :

Une fois équipé en outillage, il faut s’en servir !

Il faut exécuter quelques tâches telles que :

L’éclaircissage :

Cette tâche consiste à prélever quelques plants afin d’offrir plus d’espace dans votre plantation. Ainsi, les plants restants pousseront mieux. Il faut généralement éclaircir les carottes, la mâche, les épinards etc…L’éclaircissement se fait généralement à la main car c’est assez minutieux.

Le sarclage :

Il faut se servie de la binette et enlever les mauvaises herbes indésirables. Puis avec un râteau il faut terminer le travail pour enlever tous les adventices restants. C’est assez long mais nécessaires. En fonction de la vitesse de croissance, il faut sarcler en moyenne 1 à 2 fois par mois.

Le binage :

Servez vous de la binette et casser la croûte superficielle (10cm) du sol qui empêche l’eau de pénétrer. Ainsi, vous limiterez les arrosages. Les anciens disent toujours : « un binage vaut 2 arrosages ».

Le buttage :

Butter signifie de ramener la terre en butte à la base des tiges des plantes. Cette action est un peu rude mais nécessaire pour l’accroissement du réseau racinaire des plants. On butte les haricots et les pois mais surtout les pommes de terre (tubercules). On peut aussi buter les artichauts. On peut aussi butter pour favoriser le blanchiment des cardons et céleris en branche.

L’arrosage :

Abreuver les plantes est essentiel dans un jardin potager. Les racines sont dépendantes de l’humidité du sol. Les racines doivent pouvoir se développer profondément dans le sol pour lutter contre les périodes de sécheresse. Préférez un arrosage copieux et espacé qu’un arrosage abondants et fréquent. Afin de lutter contre l’évaporation, arrosez le matin ou le soir.

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Quelle courge pour le jardin potager?

Quelle courge au jardin potager ?

On va parler ici de la famille des cucurbitacées qui sont originaires d’Amérique Centrale ou du sud. La culture des cucurbitacées est très ancienne et découverte par les Européens par Colomb.

Pour rappel, les courges apprécient les sols meubles, frais et riche en humus. Souvent des graines germent naturellement dans le compost de votre jardin. Un très bon ensoleillement est nécessaire.

Trompe d’Albenga ou Tromboncino :

C’est une variété particulièrement coureuse et qui donne des fruits en forme de trompette et dont la longueur peut atteindre 1m. Chaque plant peut donner 4 fruits environ. Le fruit a tendance à s’enrouler sur le sol aux formes bizarroïdes (trompette). Cette courge possède des qualités gustatives très intéressantes. La chair est orange vif à la texture fine. On peut consommer la chair cru et on appréciera la noisette. Le fruit mur présente une chair orange foncé qui a goût à noix.

Sweet Dumpling ou Patidou :

Cette courge est également coureuse. Le plant donne une dizaine de fruits dits côtelés. La couleur est ivoire et vire à l’orange en vieillissant. Cette courge présente une chair épaisse, tendre et sucrée. On repère facilement des saveurs d’amende et châtaigne.

Potimarron :

Cette courge rouge brun pèse jusqu’à 3 kg. La chair est orange foncé, épaisse, tendre et sucrée. Saveur de châtaigne (potimarron). On l’utilise cru, râpée ou cuite. Dessert ou soupe.

Cou-Tors ou Croockneck :

Cette plante n’est pas coureuse. La courge est allongée et peut atteindre 40 cm de long. Il vaut mieux récolter la courge quand il est jaune avec ses verrues peu développées. La chair est de couleur jaune pâle et tendre. Préparée sous forme de lamelles fines, on ressent clairement la noisette, amende et abricots. Le fruit à maturité devient très verruqueux et sert de décoration.

Butternut :

Ce fruit a la forme d’une cloche et peut atteindre 3 kg. La peau est lisse et verte voir ocre à maturité. La chair est tendre et fondante. On l’utilise pour purée et soupe. Très bonne conservation jusqu’au printemps qui suit la récolte.

Pâtisson ou artichaut de Jérusalem :

La plante est non coureuse et donne des fruits cylindriques en forme de disque dentelé. Le fruit peut peser jusqu’à 1kg500. La peau est lisse et blanche. La chair est blanche, sucrée, épaisse, peu sucrée et ferme. Il est préférable de le faire cuire. Il peut être intégrer dans plusieurs plats.

Plein de Naples :

Cette variété est coureuse et donne des fruits cylindrique pouvant peser jusqu’à 25kg et 1m de long. A l’extrémité du fruit, il y a un renflement dans lequel se trouve les graines. La chair est ferme et sucrée. La conservation est très bonne.

Tous ces fruits doivent être impérativement récoltés avant les premières gelées (septembre ou octobre en fonction du lieu géographique). Il faut les cueillir avec le pédoncule sans le casser. Le local dans lequel vous entreposerez les courges, sera ventilé à une température avoisinant les 18 degrés. Une courge stockée dans de bonne condition peut se conserver 6 à 8 mois sans que les valeurs gustatives et nutritionnelles soient altérées.

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Jardin Potager sur buttes

Le jardin potager sur butte : comment faire ?

Afin d’optimiser la culture potagère nombreux sont ceux ayant opter pour la culture sur buttes.

Dès le Moyen-âge, la culture sur buttes existait et prenait la forme de carrés cultivés. Ces carrés étaient surélevés sur 40 à 50 cm. De nos jours, certains jardiniers adoptent cette technique avec la préoccupation de préserver cette terre si précieuse.

La butte de terre a plusieurs avantages :

-Ameublir la terre et la préserver durant la culture. La délimitation est marquée par la butte et les piétinements sont de ce fait, plus rares. Cette surélévation de 50cm et repéré instantanément par le jardinier. Le substrat est préservé et aéré, une terre souple.

-La culture sur butte entraine une élévation de la température de cette dernière. Les pentes de la butte favorisent un réchauffement de la terre en profondeur. Ce réchauffement est aussi plus rapide. sur une épaisseur de 10 cm à 20cm (10 cm maximum en temps normal)

Pour pallier une évaporation trop rapide de l’eau (pluie espacée), il convient de pailler les parcelles.

Comment faire ?

Prévoyez une butte de 1m20 de large et de 50cm de haut. 1m20 est une bonne largeur pour pouvoir intervenir facilement au milieu de celle-ci. Une butte inférieure à 1 m de large est insuffisant pour recréer un écosystème. Afin que la terre de s’écroule pas sur le périmètre on peut s’aider de planches tout autour. D’autres utilisent des rameaux de noisetier tressés. En laissant pousser l’herbe ( ou salade) sur tout le périmètre de la parcelle, la terre est maintenu grâce aux racines.

Laisser environ 50cm entre les parcelles. Les allées seront de largeur suffisantes. On peut aussi pailler les allées pour lutter contre les mauvaises herbes.

L ‘orientation de la butte se fera Nord-Sud pour un meilleur ensoleillement.

La butte mesurant 50 cm de haut, les retenues d’eau ne concerneront que les allées entre les buttes. De ce fait la terre des buttes sera particulièrement bien drainée. En revanche, en période de sécheresse, l’infiltration des eaux de pluie se réalise au niveau des allées, et la butte profitera d’une meilleure irrigation et  en profondeur.  Les racines des plantes connaitront un développement. Par temps sec, on peut modifier la surface en la creusant un peu afin d’obtenir une forme concave, pour retenir  l’eau sur la butte.

Comment améliorer le sol  des buttes ?

Pour atteindre une productivité optimale, il faut plusieurs années. En effet, le jardinier se montrera patient et attendra que la structure du sol se rétablisse ( minéraux et oligo-éléments ) et que l’humus apparaissent. Avec un le sol  parfaitement structuré, avec un taux optimal de matière organique, et une faune du sol permettant une bonne gestion de l’eau ( remontée d’eau par capillarité ou par mèche en période de sécheresse), on peut atteindre un rendement optimal. On peut agir sur le taux d’humus dans le sol, par l’adjonction plus ou moins importante de compost.

Choisir ses cultures :

On connaît tous les amis et ennemis du potager et le jeu des alliances. On conseille généralement deux ou trois espèces complémentaires sur la même butte tout en respectant les espacements nécessaires. Il faudra donc veiller aux bonnes associations de plantes.

En résumé, respecter ces conseils de base :

Définissez précisément la taille et la forme des planches et des allées lors de la première implantation. Un bon agencement est important (plan papier si nécessaire)

Eviter de laisser la terre à nue tant que vous pouvez.

Consolider les pentes et les abords des buttes par une végétation permanente (salade ou mauvaise herbe)

Veillez améliorer le taux d’humus et de minéraux de votre terre.

Classiquement, veiller aux associations de plantes et les rotations de cultures.

La terre se tasse et reprend petit à petit sa densité. Ne pas s’en soucier.

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Planter les cornichons

Planter des cornichons ou concombre à petits fruits

Le « cornichon » est ni plus no moins qu’un concombre à petits fruits, une espèce miniature. Cette plante, originaire d’Orient,  a connu beaucoup d’améliorations ces dernières décennies.

Les variétés modernes ont vu leurs vrilles raccourcir et leurs productions de fleurs femelles augmenter.

Le cornichon est peu nutritif (20 calories pour 100 grammes) mais contient quand même des vitamines A, B et C, mais aussi du soufre, manganèse et du calcium. Les fruits « cornichons » ont des propriétés dépuratives, diurétiques et légèrement hypnotiques. Le cornichon aide à lutter contre les tempéraments nerveux, angoissés et sanguins, ainsi que ceux atteints de la « goutte », diarrhées et irritations des intestins.

Conditions de culture :

Les cornichons n’apprécient pas le froid. En effet, préférez les endroits abrités aux vents du nord ou froids. L’emplacement chaud est l’idéal. Le froid et l’humidité vont freiner la végétation de la plante. (12 degrés est le minimum pour la germination et 16 degrés en période de croissance).

Le sol devra être léger, humifère et relativement fertile. Une légère acidité avec un ph compris entre 6 et 6.7 est parfait pour le concombre. Une terre fumée l’année précédente donne un très bon rendement en concombre.

On préfèrera des semis en pot à l’abri du froid  vers le 15 mai. Les semis effectués en pleine terre sur place ne débuteront pas avant fin mai/début juin. Semez en poquets (6 à 8 graines) et espacez de 50 cm.

Dès que les tiges mesurent 20cm environ, on peut supprimer leur extrémité afin de provoquer la naissance de bourgeons latéraux. On peut isoler les fruits de la terre froide avec des branchages disposés en fonction. On peut aussi pailler avec du lin.

La récolte doit se faire régulièrement et si possible d’une façon quotidienne. Il s’agit de permettre à la sève de s’acheminer d’une façon homogène vers les fruits en formation. Il faut savoir que plus les fruits sont petits, plus ils sont savoureux. Un cornichon gros comme une allumette devient comme un doigt en 3 jours, c’est le champion de la croissance. On peut récolter jusqu’à fin septembre.

Arrosage :

Pour que les cornichons soient fins et tendres, il faudra arroser tous les jours. Simplifiez-vous la tâche en adoptant un arrosage automatique ou goutte à goutte et également en pratiquant le paillage (sur 10cm d’épaisseur et 80cm de largeur). Eviter de mouiller le feuillage et vous lutterez contre l’oïdium.

Les cornichons sont gourmands. Ajouter du purin d’orties dans votre arrosoir (2l pour 10litres d’eau) par pied.

Préparation :

Ajouter simplement dans un bocal en verre (1/2 l) les cornichons, 2 feuilles de laurier, une dizaine de grains de poivre, une échalote coupée en 4 et le bon vinaigre de vin froid ou cidre.  (au préalable, on peut faire dégorger les cornichons pendant une nuit recouverts de gros sel puis les rincer à l’eau claire).

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Planter l’ail

Planter l’ail et échalote

Un peu de culture ; Ulysse s’est libéré de l’enchantement de Circé grâce à l’ail dans l’Odyssée. En effet, l’ail permettait aux guerriers de se protéger des blessures et éloignait des maisons le mauvais œil et les vampires. Encore de nos jours, cette coutume perdure. Des colliers sont suspendus aux fenêtres et aux portes.

L’ail aiguise l’appétit, , facilite la digestion, combat les vers intestinaux et l’hypertension.

Pour l’ail comme pour l’échalote, deux périodes sont favorables à la plantation : novembre et février/mars. Choisissez un emplacement sain, fumé sur la précédente année et ameubli.

Enfoncer le bulbe ou caïeu dans la terre à 2 cm de profondeur. Espacez chaque bulbe de 10 à 15cm. Les lignes seront espacées de 25 cm environ. Surveillez vos bulbes car les lombrics, oiseaux ou autres peuvent les déterrer.

La culture de l’ail est assez aisée sauf en cas d’humidité sévère. Cette forte sensibilité à l’humidité entraine la pourriture qui fait jaunir  le feuillage et s’en suit une décomposition des bulbes.

N’arroser pas en temps normal (sauf sécheresse prolongée). Quelques sarclages sont parfois nécessaires pour maintenir une terre fine autour des bulbes et entraver les mauvaises herbes.

Nouer l’ail parait futile et risque de nuire à la plante pendant un été sec et chaud. En revanche, il faut occuper les hampes florales de l’échalote et de l’ail à bâton (rose de Lautrec) dès leur apparition. On peut aussi coucher les tiges quand on estime que les bulbes sont suffisamment gros.

Récolte :

Il faut récolter par temps sec et il est préférable de laisser sécher sur place avec les tiges pendant 24 à 48h puis continuer l’opération à l’abri pendant 1 semaine. Choisissez un local sec, frais et aéré pour entreposer l’ail. Vous pouvez mettre en chapelet les gousses d’ail bien formées et en bottes ou sur des clayettes.

Quelques astuces de culture de l’ail :

-Si vous choisissez de planter des caïeux en avril/mai, vous récolterez uniquement de l’ail forme d’un bulbe. Puis vous replanterez ces bulbes en novembre.

-Si vous effectuez la montaison de quelques bulbes mis en chapelet à l’écart. Puis vous récolterez les minuscules bulbilles qui se seront formées. Semez-les en février. Ainsi, vous r–récolterez des bulbes à replanter en novembre.

-Si vous pratiquez une incision d’1 cm environ sur la tige (sens de la longueur), vous obtiendrez à l’endroit de la blessure de petits caïeux en formation. Replantez-les la saison suivante afin d’obtenir des gousses.

-Si vous plantez une gousse entière en novembre. Vous obtiendrez des caïeux en mars que vous replanterez à la manière des poireaux.

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Le ver de terre au jardin potager

Le ver de terre

En préambule, citons Charles Darwin : « La charrue est une des inventions les plus anciennes et les plus précieuses de l’homme, mais longtemps avant qu’elle existât, le sol était de fait labouré par les vers de terre et il ne cessera jamais de l’être encore. Il est permis de douter qu’il y ait beaucoup d’autres animaux qui aient joué dans l’histoire du globe un rôle aussi important que ces créatures d’une organisation si inférieure. »

Le ver de terre rend de grands services au jardinier. L’utilité de ce « métazoaire artiozoaire » est souvent méconnue. Il existe 3 grandes catégories de vers de terre :

- vers de terre endogés

- vers de terre épigés

- vers de terre anéciques

Le ver de terre ordinaire est souvent de couleur rouge brun et son corps est long et cylindrique. Cet invertébré familier peut atteindre 10 cm et plus. En l’observant, on remarque une extrémité pointue comme une sorte de bague : le clitellum.

Le ver de terre s’enfonce profondément dans la terre en hiver jusqu’à ce que la température redevienne acceptable. Puis ils remontent en surface. La femelle pond des œufs de préférence dans une terre azotée. La quantité de vers de terre dans la terre est finalement le baromètre de fertilité de cette dernière. Le ver de terre trouve dans le sol des débris organiques et humus. Un sol sec, pauvre, et peu fertile ne contient aucun ver de terre ou très peu.

Le ver de terre a un mode d’alimentation particulier puisqu’il ingurgite la terre, filtre ce dont il a besoin et enfin régurgite sous forme de tortillons de terre, à la surface. Un ver de terre est capable d’ingurgiter plusieurs tonnes de terre à l’hectare pendant une année. La terre rejetée est ainsi fine, vitalisée et entraine des galeries dans le sol où l’air circule. Ce drainage du sol permet à l’air et à l’eau (rosée, pluie) de circuler beaucoup plus facilement. Cette même terre devient plus assimilable pour les plantes. La terre s’enrichie tout simplement. Le ver de terre aère et fertilise la terre.

Respecter les vers de terre est essentiel pour un jardinier.

Les traitements chimiques tuent ces alliés du jardin. L’abus du motoculteur équipé de fraises broie littéralement les vers présent dans le sol. Une utilisation raisonnée est conseillée. La pratique de la bêche manuelle limite la destruction des vers de terre.

Il présente la particularité de se régénérer.  En effet, un ver coupé en 2 peut continuer de vivre car la comprenant la bouche se régénère. A condition que cette dernière ne soit pas trop courte. Chacun de leurs anneaux contient un petit système nerveux quasiment complet. Des naturalistes auraient réussi à obtenir 20 vers de terre avec 20 morceaux d’un gros ver. Édifiant !

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L’épinard, un légume d’hiver

L’épinard un légume d’hiver

Un légume d’hiver : les épinards

Les épinards sont trop souvent laissés de côté par les jardiniers. Pourtant, « le spinacia oleracea » est riche en vitamines A B2 C et E. Il est aussi très riche en fer et calcium. Sans oublier le phosphore, magnésie, potassium. L’épinard à beaucoup de propriétés : fortifiant, reminéralisant, A l’automne, les épinards ne monteront pas en graines aussi rapidement qu’au printemps. D’ailleurs, on préfèrera la tétragone. De plus, les semis de l’automne donneront jusqu’au printemps suivant (pour peu qu’on les protège durant les périodes très froides).

L’épinard est un légume gourmand et à croissance rapide. Le sol doit être ni trop acide ni trop alcalin, sain, riche, frais et bien amendé.

L’épinard a horreur de la sècheresse. La culture de celui-ci en arrière saison est justifiée.

Il supporte assez bien la gelée mais craint la forte humidité. On peut lutter contre l’humidité persistante en pratiquant la culture sur billons.

La durée végétative d’une graine est d’environ 5 ans, mais ne dépassez pas 2 ans.

On sème donc les épinards en rayons espacés de 25 à 30 cm et profonds de 2cm. Pensez à plomber au râteau. 1 gramme de graine suffit pour 1m linéaire.

Après la levée des graines d’épinards au bout de 4 à 6 jours, il est conseillé d’éclaircir tous les 10 à 13 cm afin d’obtenir des plants plus vigoureux et résistants.

Les semis de printemps  et d’été ne sont pas recommandés car l’épinard mont à graines trop vite. Choisissez de semer entre le 15 août et 15 octobre. Vous pourrez ainsi récolter 2 fois à l’automne et 1 fois au printemps.

Il existe des variétés intéressantes comme le Monstrueux de Viroflay, Géant d’hiver etc…

Les ennemis des épinards sont :

  • les vers blancs (larves de hannetons)
  • les vers gris (chenilles de noctuelles)
  • les courtilières
  • limaces et escargots
  • larve de mouche de betterave
  • l’anguillule des racines (heterodera) qui entraine des renflements sur les racines de les épinards qui finissent par jaunir et dépérir. La solution est l’arrachage et la destruction.
  • le puceron blanc du chou et le puceron noir des fèves.

Les maladies :

  • la fonte des semis due à l’humidité excessive (champignon responsable : Pythium ultimum). Eviter de semer sur une terre fraîchement fumée.
  • Le pied noir est similaire à la fonte des semis.
  • Le mildiou (peronospora spinaciae) est très difficile à traiter sur les feuilles d’épinards. Choisissez des variétés résistantes au mildiou
  • La jaunisse est une maladie transmise par le puceron blanc du chou et puceron fris du pêcher.
  • La chlorose est due à un manque de manganèse, de magnésie, de fer. Cela peut évoluer en mosaïque du feuillage.

Les utilisations des épinards :

La récolte se fait au fur et à mesure des besoins.

Les feuilles de 8 cm la taille minimum. Il faut attendre 1 à 2 mois après les semis. Pour prélever les feuilles, il faut pincer les pétioles et éviter de sacrifier la rosette  au cœur de la plante. Ainsi, on suscite une nouvelle feuillaison.

Comme les légumes verts les feuilles d’épinards doivent être lavées sérieusement sans faire tremper trop longtemps (les qualités s’estomperaient).

La cuisson des feuilles se fait dans une bouillante, en quantité suffisante et salée pendant 7 à 8 minutes. L’eau de cuisson n’est pas utilisable.

Il faut égoutter les feuilles et laisser refroidir.

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Un figuier au potager

Un figuier au jardin potager :

Un climat tempéré convient au figuier. On rencontre le figuier depuis des millénaires en Arabie, Perse, Éthiopie, Inde ….

Des plantes fossiles ont été retrouvées également dans les tufs quaternaires de Fontainebleau, ce qui laisse à penser que le figuier existait déjà lors de l’apparition des premiers hommes. Les variations successives de températures et climat l’ont fait disparaitre en France.

Il faut savoir que la plupart des sols sont propices à la culture du figuier. Un sol calcaire convient mais une terre profonde et fraiche est meilleure et plus fertile. Il est préférable d’orienter le figuier au sud et à l’abri du froid. On rencontre le figuier en France dans le sud de la France, Bretagne, littoral Atlantique mais aussi en Espagne et Afrique du Nord.

Le figuier peut aussi se présenter sous forme d’arbustes rameux ou cépées. Ces arbustes, si cultivés en pot ou bac, peuvent être protégés du froid hivernal à l’aide de la tourbe sur la souche. Les branches ne supportent pas les températures inférieures à -10 degrés. Un plastique épais peut aider à lutter contre ces températures négatives. En cas de gel (partiel), le figuier

rebourgeonne  au niveau de la souche mais la production de figue est affectée inévitablement.

La reproduction du figuier peut se faire par différentes façons :

-marcottage

-drageonnage

-bouturage

-greffage

Le marcottage se fait au printemps à l’aide de rameaux âgés de 1 à 2 ans. Il faut incliner et enterrer la partie moyenne du rameau. On conseille de pratiquer une incision sur cette partie recouverte de terre afin de favoriser et faciliter l’émission de racines. On conseille également de pratiquer le marcottage en pots afin de protéger les nouvelles racines encore fragiles, en attendant la plantation définitive en pleine terre.

La multiplication par séparation des drageons consiste à détacher de la souche un rameau muni de racines. Cette pratique assez simple. Le sujet obtenu drageonne à son tour.

Le greffage le plus efficace est la greffe en flûte au moi de mai/juin qui correspond à la tombée de la sève, et ce sur un pied de 2 ans.

La fructification :

Sous les climats chauds, on constate une végétation continue accompagnée d’une fructification elle aussi continue. La récolte se réalise au fil du temps en fonction de la maturité des fruits.

En France, le figuier donne généralement 2 récoltes (printemps/automne). Les figues de printemps sont celle de l’été dernier qui ont grossi. La récolte d’automne sont des figues nées au printemps (à l’aisselle des feuilles). En réalité, les fruits situés à la moitié inférieure des rameaux se développent normalement et murissent à l’automne. Les fruits des sommets, demeurent à l’état de bourgeons globuleux que l’on surnomme « figue-fleurs ». Ces figues murissent l’été qui suit.

En fait, la plupart des variétés sont auto fertiles. La variante est le climat.

La taille du figuier concerne principalement l’arbuste buissonnant :

-en avril, il faut pincer l’extrémité des rameaux portant les « figue fleurs »

-en juin, il faut éliminer les pousses nées suite à cette opération de pinçage, proche du point d’insertion des figues. (ne touchez pas les 2 figues les plus proches de la branche principale ou charpentière).

-enfin, en novembre, il faut supprimer la partie ayant fructifiée au-dessus de la plus inférieure des 2 pousses conservées. Cette partie conservée, deviendra à son tour un nouveau rameau porteur de fruits.

Les variétés :

Il existe de variétés de figues.

Celles à peau claire ou blanche.

Les autres ont la caractéristique d’être plus nombreuses.  On parle des figues vertes, noires ou rouges violacées.

On trouve donc :

-« Blanche d’Argenteuil » ou « figue Madeleine » dont l’épiderme est blanc. La maturité du fruit se fait en juillet et aout.

-« Violette Dauphine » dont des gros fruits violacés à chair rose. Elles sont juteuses et sucrées. L’arbre Violette Dauphine est qualifié de rustique et fertile.

-« Rouge de Bordeaux » son nom l’indique bien, on retrouve cette variété dans le sud ouest de la France. Les figues sont de bonne qualité.

-« Barbillonne » cette figue est rustique dont l’épiderme est plus mince que la moyenne.

-« Bellone » est un arbre vigoureux et fertile. La peau de la figue est très foncé.

-« Marseillaise » cette variété est cultivée sur le pourtour Méditerranéen, notamment autour de Marseille.

D’une manière générale on récolte les figues à partir du mois de mai jusqu’à mi-novembre en fonction des variétés et le climat.

Les ennemis du figuier :

On peut dire que le figuier résiste assez bien aux maladies, à condition que l’emplacement soit correct.

Parmi les ennemis, on trouve la chenille globuleuse appelée ceroplastes rusci. Cette chenille attaque les feuilles et les rameaux. On peut lutter contre cette chenille en utilisant des huiles émulsionnées.

Sa consommation et ses propriétés :

Les figues contiennent du phosphore, calcium, cuivre, fer, magnésium, potassium, manganèse. Les figues sont riches en vitamines C, B1, B2, PP. On retrouve aussi dans la figue des glucides, cellulose, protides.

La figue séché a une teneur en ces éléments plus concentrée.

Les figues peuvent consommées fraiches, séchées ou stérilisées. Elle rentre aussi dans la préparation de fruits confits et boissons alcoolisées (liqueurs, vin de figue etc…). D’ailleurs, l’utilisation des feuilles apportent beaucoup de saveur dans les préparation alcoolisés. (5 litres de vin de figues nécessitent 40 feuilles de figuier à macérer pendant 1 semaine.)

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